Imam Ibn Hazm Al-Andalusi

Fils de vizir élevé dans un palais de Cordoue, vizir à son tour, puis proscrit dont on brûla publiquement les livres à Séville : portrait de l'imam Ibn Hazm al-Andalusi, le savant le plus prolifique de l'Occident musulman, qui a fait revivre à lui seul une école juridique disparue et légué un traité de droit comparé encore ouvert chaque jour dans toutes les écoles. Et sélection de ses ouvrages en langue arabe disponibles chez My Maktaba.

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Questions fréquentes

FAQ Imam Ibn Hazm Al-Andalusi

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Qui est l'imam Ibn Hazm ?

Abou Mohammed Ali ibn Ahmed ibn Hazm est un savant andalou né le 30 ramadan 384 de l'hégire, soit le 7 novembre 994, à Cordoue, dans une famille de vizirs, et mort le 28 chaabane 456, soit le 15 août 1064, au village de Manta Licham près de Niebla. Vizir puis savant, juriste zahirite, historien, généalogiste et homme de lettres, il est tenu pour le plus prolifique des savants musulmans après at-Tabari, avec près de quatre cents titres dont la plupart ont disparu.

Qu'est-ce que l'école zahirite ?

Une école juridique fondée en Irak au troisième siècle de l'hégire par Dawoud al-Isfahani, dont le principe est de s'en tenir au sens apparent des textes, sans raisonnement par analogie ni recherche des intentions cachées de la loi. Disparue en Orient, elle a été ravivée en Andalousie par Ibn Hazm, qui en est devenu le représentant le plus connu. Ses conclusions restent minoritaires par rapport aux quatre grandes écoles.

Pourquoi al-Mouhalla est-il lu par des juristes de toutes les écoles ?

Parce que, pour établir sa propre position sur chaque question, Ibn Hazm rapporte d'abord celles de toutes les écoles avec leurs preuves, puis les discute une à une. Le résultat est l'un des exposés les plus complets de la divergence juridique qui existent. On l'achète pour cette carte des opinions et des arguments, plus que pour les conclusions de l'auteur, qui supposent un enseignant pour être situées.

Par quel livre d'Ibn Hazm commencer ?

Par الأخلاق والسير, une épître de chapitres courts sur la conduite de la vie, dans une langue classique mais claire, sans bagage juridique requis. Tawq al-Hamama vient ensuite pour un lecteur attiré par la littérature. Ses traités de fiqh et de fondements demandent un niveau nettement supérieur.

Pourquoi ses livres ont-ils été brûlés ?

Ses débats avec les juristes malikites, majoritaires en Andalousie, menés avec une véhémence restée célèbre, lui ont valu une coalition d'adversaires. À Séville, l'émir al-Mou'tadid a fait démolir ses maisons, confisquer ses biens, brûler ses livres en public et l'a assigné au village de ses ancêtres. Ibn Hazm a répondu par un poème resté fameux : brûlez le papier, vous ne brûlerez pas ce qu'il contient, car cela est dans ma poitrine.

Tawq al-Hamama est-il un livre religieux ?

C'est un traité sur l'amour et les amants, écrit dans sa jeunesse, mêlant observation, poésie et souvenirs de Cordoue. On le classe en littérature, à juste titre, et c'est le texte andalou le plus traduit au monde. Mais il est de la main du même juriste qui a écrit al-Mouhalla, et il se lit aussi comme un témoignage de première main sur la société andalouse de son temps.

Ses ouvrages sont-ils tous disponibles ?

Non, loin de là. Sur près de quatre cents titres attribués, la plupart ont disparu dans les incendies, les guerres civiles de Cordoue et les siècles. Ce qui est aujourd'hui imprimé représente une fraction de l'œuvre. Un titre cité dans les sources et introuvable en librairie a, dans la plupart des cas, cessé d'exister.
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